« Lundi, j’arrête. » C’est le troisième lundi de suite. Le premier a tenu jusqu’au café de 10 h. Le deuxième, jusqu’à ce mail désagréable de la fin de matinée. Le troisième… vous préférez ne pas en parler.
Si vous avez déjà essayé d’arrêter de fumer, vous savez que la bonne volonté ne suffit pas toujours. Et ce n’est pas parce que vous manquez de caractère.
Pourquoi la volonté ne suffit pas toujours
La cigarette s’installe à plusieurs niveaux en même temps :
- le corps, avec la dépendance à la nicotine et le manque qui se fait sentir ;
- les habitudes, avec ces automatismes associés au café, à la pause, à la voiture, à la fin du repas ;
- les émotions, avec la cigarette qui calme, réconforte, récompense ou accompagne les moments de stress.
La volonté agit surtout sur ce dont on a conscience. Or beaucoup de ces automatismes fonctionnent en dehors de notre contrôle conscient : on allume une cigarette avant même d’avoir décidé de le faire.
Ce que l’hypnose peut faire… et ce qu’elle ne fait pas
Soyons clairs : l’hypnose n’est pas une baguette magique, et elle ne décidera pas à votre place. Votre motivation reste le point de départ.
En revanche, en s’appuyant sur l’imaginaire, la suggestion et les associations mentales, elle permet de travailler sur ces automatismes qui résistent à la seule volonté : défaire l’association entre la cigarette et la pause, la récompense ou le réconfort, renforcer votre motivation, et vous aider à vous projeter concrètement dans votre vie de non-fumeur.
Pourquoi je commence souvent par la sophrologie
Dans ma pratique, je privilégie une démarche progressive. La sophrologie permet d’abord de mieux vous connaître : repérer les moments où l’envie surgit, comprendre ce que la cigarette vient apaiser, et apprendre d’autres façons de gérer le stress, comme la respiration ou la détente.
L’hypnose vient ensuite compléter ce travail lorsque des automatismes ou des croyances font obstacle au changement. Les deux approches se renforcent : on associe la compréhension de ses fonctionnements à un travail plus profond sur ce qui échappe en partie à la conscience.
Bien se préparer à arrêter
- Choisissez une date, plutôt dans une période sans gros enjeu.
- Repérez vos cigarettes « clés » : celles du café, de la pause, du stress. Ce sont elles qu’il faudra remplacer en priorité.
- Préparez des alternatives : quelques respirations lentes, un verre d’eau, quelques pas dehors.
- Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien : les substituts nicotiniques peuvent soulager le manque physique, et se combinent très bien avec un accompagnement en hypnose et en sophrologie.
- N’hésitez pas à vous faire aider : la ligne Tabac Info Service (39 89) propose aussi un accompagnement.
Arrêter de fumer, ce n’est pas seulement se priver : c’est retrouver du souffle, de la liberté, et la fierté d’avoir repris la main.

